
Depuis l'an dernier, notre école est sous surveillance concernant les effectifs, car nous sommes à la limite d'ouvrir une classe, il ne nous manque que quelques élèves .....
Le 5 juillet, jour des vacances, on nous dit que la rentrée se fera à 5 classes. Il nous manque 5 élèves. Je me prépare donc à investir la classe d'à côté qui est vide et qui me servira d'annexe.
Suite à deux inscriptions pendant les vacances, les effectifs grimpent, mais pas assez. Il nous en manque encore 3.
Jeudi 1er septembre au matin, la rentrée se fait donc à 5 classes. Mais dans l'après-midi une maman nous annonce que sa sœur arrive de Guyane avec 3 enfants qu'elle veut scolariser à l'école.
Ma directrice appelle l'inspection : il nous faut les documents pour l'ouverture. La mairie part à la "pêche aux documents" que nous obtenons le vendredi à la sortie des classes. Nouveau message à l'inspection.
Pendant midi, nous réfléchissons à une nouvelle répartition à 6 classes.
Vendredi soir, vers 19 heures, nous avons confirmation de l'ouverture.
L'inspection nous demande de poursuivre à 5 classes en attendant que le ou la collègue arrive.
On se prépare donc à faire une 2ème rentrée, en attendant nous devons "occuper" les enfants sans pouvoir avancer dans le travail. Nous sommes sur les starting blocs pour le déménagement des tables et chaises, pour refaire les cahiers, les étiquettes, les affichages, pour revoir notre prep ....... et au revoir mon annexe !
Bref, c'est un peu la grosse pagaille. Mais notre année sera plus sereine car nous aurons moins d'élèves par classe, avec des effectifs mieux répartis, et surtout je vais avoir un CM1 pur ! Une première !
Je ne laisse pas tomber les CE2 pour longtemps, car je les retrouve à coup sûr l'an prochain. Ils vont me manquer, car c'est mon niveau préféré. Moi qui devait être à cheval sur deux cycles, me voici avec un niveau simple ! Cela dit, je vais avoir quelques élèves en difficulté voire en grande difficulté, dont un qui doit suivre le programme de CE2 .... De quoi ne pas décrocher complètement avec ce niveau.
Une rentrée un peu particulière, donc, d'autant que nous avons eu le même scénario l'an dernier. On dit souvent "jamais deux sans trois" !